M O N O L I T H E S
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2026
Materiaux divers80x80x200cm
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ENG/
Monolithes is a series of concrete sculptures created from industrial polystyrene waste, transformed through scanning and digital processes before casting. The work takes the form of a fragmented architectural landscape, structured around an arch that, through the use of one-way mirrors, unfolds into an illusory and unstable space.
The installation is based on a continuous optical illusion: the sculpture is divided into four distinct states corresponding to different temporalities of degradation — from pristine to ruined. A programmed lighting sequence activates each segment in turn, giving the impression that the material evolves, cracks, and collapses before the viewer’s eyes. This principle draws from precinematic devices, notably Pepper's ghost, where reflections, transparencies, and apparitions shape the perception of unstable images, oscillating between presence and disappearance. Within this shifting perception, it becomes uncertain whether the transformation is purely optical or the result of a process unfolding within the material itself.
The concrete reveals its porosity, fractures, and traces of accelerated alteration, developed through experiments conducted in collaboration with the Laboratoire des Sciences de l’Ingénieur pour l’Environnement (LASIE). Grounded in the study of interactions between built materials and natural environments, this research enabled the intensification of reinforced concrete corrosion processes, echoing the dynamics of decay specific to coastal contexts — to the point where the temporal scale of these transformations becomes difficult to grasp.
At the center of this environment, a black, opaque, and immutable sphere appears to levitate. Unaltered in its reflections, it contrasts with the gradual collapse of the surrounding landscape, introducing a tension between different scales of time: human time, architectural time, and cosmic time.
The installation is extended through a soundscape, as well as emissions of smoke and fog that intermittently invade the space, passing through both the structure and the sphere. These elements reinforce the immersive dimension of the work and further destabilize perception, hovering between appearance and disappearance.
Through this dispositif, Monolithes proposes a sensory “reset,” inviting viewers to perceive the buried memory of materials — to the point where matter itself begins to waver, and only the illusion of its continuity remains.
FR/
Monolithes est un ensemble de sculptures en béton élaborées à partir de déchets industriels en polystyrène, transformés par numérisation et procédés numériques avant moulage. L’œuvre prend la forme d’un paysage architectural fragmenté, structuré autour d’une arche qui, par un jeu de miroirs sans tain, se déploie en un espace illusoire et instable.
Le dispositif repose sur une illusion optique continue : la sculpture est divisée en quatre états distincts correspondant à différentes temporalités de dégradation — du neuf au ruiné. Une programmation lumineuse active successivement chaque segment, donnant l’impression que la matière évolue, se fissure et s’effondre sous les yeux du spectateur. Ce principe s’inscrit dans la lignée des dispositifs précinématographiques, notamment celui du Pepper's ghost, où jeux de reflets, transparences et apparitions conditionnent la perception d’images instables, entre présence et disparition. Dans cette oscillation, il devient incertain de déterminer si la transformation observée relève d’un phénomène optique ou d’un processus réellement à l’œuvre dans la matière elle-même.
Le béton y révèle sa porosité, ses fractures et les traces d’une altération accélérée, issue d’expérimentations menées en collaboration avec le Laboratoire des Sciences de l’Ingénieur pour l’Environnement (LASIE). Ces recherches, ancrées dans l’étude des interactions entre matériaux construits et milieux naturels, ont permis d’intensifier les processus de corrosion du béton armé, en écho aux dynamiques d’altération propres aux environnements littoraux — au point de faire affleurer le doute quant à la temporalité réelle de leur déploiement.
Au cœur de cet environnement, une sphère noire, opaque et immuable semble léviter. Inaltérable dans les reflets, elle contraste avec l’effondrement progressif du paysage qui l’entoure, introduisant une tension entre différentes échelles de temps : le temps humain, le temps architectural et le temps cosmique.
L’installation est prolongée par une nappe sonore ainsi que par des émissions de fumée et de brouillard qui envahissent l’espace de manière aléatoire, traversant la structure et la sphère. Ces éléments renforcent la dimension immersive de l’œuvre et participent à troubler la perception, entre apparition et disparition.
Par ce dispositif, Monolithes propose un « reset » sensoriel, invitant à percevoir la mémoire enfouie des matériaux — jusqu’au point où la matière vacille, et où seule persiste l’illusion de sa continuité.
Shown in :
Zero1 Festival, La Rochelle, 2026
Avec le soutien de:
CNC, centre national du cinema et l’image animée
Agence Nationale de la Recherche au titre du Plan France 2030. ANR-21-EXES-0010
Laboratoire LASIE, La Rochelle Université
Festival Zero1, la Rochelle
Remeciements:
Philippe Turcry, Diego Jardak, Jeanne Soccorsi, Clement Mauduit, Melvil Bramoulle, Paula Zeng, l’équipe du Festival Zero1 2026, l’équipe de l’IUT de la Rochelle département ingénierie et développement durable