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Born in 1991, Thomas Garnier is a French visual artist and architect whose practice explores the lifespan of the built environment through the lens of digital automation. A graduate of the ENSAPVS and Le Fresnoy - Studio national des arts contemporains, he was awarded the ADAGP "Digital Arts Discovery" prize for his installation Cenotaph.
Garnier utilizes state-of-the-art production—including advanced robotics, 3D printing, and environmental engineering—to revive pre-cinematic traditions such as phantasmagoria and Pepper’s Ghost. His work functions as a "technical hauntology," where the precision of contemporary machines is used to reanimate the ghosts of architectural history. From automated concrete models that perpetually build and unbuild themselves to robotic shadow-plays of "dark factories," his installations create a dialogue between the weight of industrial remains and the ephemeral nature of the digital loop.
By merging 18th-century romantic imagery with AI-generated landscapes of servers and logistics hubs, Garnier documents a world caught between construction and decay. His practice reveals an archaeology of the present: an unstable, illusory space where the distinction between the archaic and the futuristic begins to dissolve.
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Né en 1991, Thomas Garnier est un artiste visuel et architecte français dont la pratique explore le cycle de vie de l’environnement bâti à travers le prisme de l'automatisation numérique. Diplômé de l’ENSAPVS et du Fresnoy - Studio national des arts contemporains, il est lauréat du prix « Révélation Arts Numériques » de l’ADAGP pour son installation Cénotaphe.
Garnier s’appuie sur des modes de production de pointe — robotique, impression 3D et fabrication numerique — pour réactiver des dispositifs pré-cinématographiques tels que la fantasmagorie, la lithophanie ou le « Pepper’s Ghost ». Son travail opère une forme d’ « hantologie technique », où la précision des machines contemporaines sert à réanimer les spectres de l'histoire architecturale. Des maquettes de béton automatisées qui se construisent et s’effondrent perpétuellement aux jeux d’ombres robotisés de « dark factories », ses installations créent un dialogue entre la masse des vestiges industriels et l'immatérialité du flux numérique.
Aujourd’hui en télescopant l’imagerie romantique du XVIIIe siècle avec des paysages générés par IA — où s'entremêlent serveurs et hubs logistiques — Garnier documente un monde en dérive, suspendu entre édification et décomposition. Sa pratique révèle une archéologie du présent : un espace instable et illusoire où la frontière entre l'archaïque et le futuriste est floue et en perpétuelle déformation.
CN/
CONTACT
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paramonumental@gmail.com
inst: @paramonumental
fb: @thomasgarnier0
Paramonumental Studio is based in Paris, France
Artistic Director : Thomas Garnier
Studio manager: Paula Zeng
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A propos /
Formé à l’architecture puis diplômé du Fresnoy, je développe une pratique artistique hybride qui oscille entre sculpture, image, installation et automatisation. Mon travail s’attache à sonder les seuils – entre visible et invisible, mémoire et projection, ruine et utopie – en convoquant autant les techniques contemporaines que des formes oubliées ou détournées.
Je m’intéresse aux hétérotopies – ces espaces autres, décrits par Foucault, qui échappent aux logiques établies. C’est dans ces interstices spatiaux, temporels ou symboliques que j’inscris mes recherches : paysages mécanisés, maquettes effondrées, architectures spectrales ou systèmes linguistiques dérivants. J’explore des territoires marqués par l’ambivalence : désertés mais structurés, automatisés mais poétiques, critiques mais fictifs.
L’usage de technologies de pointe – impression 3D, intelligence artificielle, robotique – n’est jamais un simple outil. Il s’agit pour moi de révéler, à travers elles, les résurgences du passé dans les formes du présent. Le romantisme traverse mon travail comme un spectre : les gravures du XIXe siècle, la fantasmagorie, la lithophanie, l’archéologie, les ruines idéales. Mais ces images sont toujours contaminées par les architectures logistiques, les dark factories, les systèmes de surveillance, les esthétiques industrielles du temps réel.
Des œuvres comme Cénotaphe, Taotie, Augures ou Chimera incarnent cette tension : entre l’émerveillement visuel et la dystopie technique, entre la lenteur du regard et la vitesse de calcul. Je m’inspire des théories hantologiques développées par Jacques Derrida et Mark Fisher, qui décrivent un présent saturé de réminiscences, incapable d’inventer de véritables futurs. L’intelligence artificielle, dans ce cadre, apparaît autant comme un moteur d’images inédites que comme le symptôme d’un recyclage accéléré, infini, des formes et des styles.
Je conçois mes installations comme des systèmes autonomes, souvent en boucle, où le spectateur n’assiste pas tant à une narration qu’à une dérive. L’espace y est à la fois maquette et monde, surface et profondeur. La lumière, la rotation, la répétition, la transparence ou l’ombre sont les matériaux d’une dramaturgie sans acteur, où l’on tente de faire exister ce que j’appelle une poétique du décalage – celle d’un monde qui semble toujours avoir eu lieu ailleurs, ou trop tard.